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Spectacle : Niets - commentaires | LE THEATRE DE LA NUIT

Niets

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  • Ayant assisté au spectacle « Niets » donné au Centre Culturel des Riches-Claires en mai, j’ai été très favorablement impressionné par l’ensemble de la pièce et la justesse du rendu. Le personnage principal, souffrant de troubles autistiques légers, n’est ni caricatural, ni superficiel. En tant que tel, je ne doute pas que ce spectacle pourra contribuer à sensibiliser un large public, ainsi qu’un public scolaire moyennant préparation et/ou suivi, à la problématique de l’autisme et du handicap. L’exposition annoncée me semble également un excellent véhicule de réalisation pour certaines personnes avec autisme, qu’elle permettra aussi de mieux faire connaître, voire de valoriser, auprès d’un public plus large.

    Alain Delvaux, psychomotricien au centre de rééducation

    « La ferme du Soleil » à Soumagne, 1/6/2009

  • NIETS

    Qui connaît le secret de la rime interne ?

    Il y a des univers douloureux que l’on préfère parfois ignorer. Il y a des différences qui font peur. Dès les premières images de la pièce, le spectateur entre en contact avec l’univers d’un adolescent pas comme les autres et il sent que le spectacle ne le laissera pas indemne parce que l’acteur, Martin Swabey, qui interprète Ben occupe déjà la scène de toute son énergie, laissant percer toute la difficulté d’être au monde de Ben dans la tension syncopée de son corps.

    L’histoire de Ben se présente comme un fait divers, mais le suspense est là. Qu’est-il arrivé à Ben ? Son histoire, on la découvre par bribes à travers les autres, à travers les témoignages de ces adolescents à l’âge ingrat, impuissants, maladroits ou cruels, à travers celui de sa mère, émue, émouvante, ténue presque dans ses émotions, ses silences, ses soupirs ; à travers celui d’un directeur tout juste capable d’énoncer des clichés , à travers celui d’un psychiatre engoncé dans le discours de la maladie, à travers celui d’un professeur de bonne volonté certes, mais resté comme extérieur au drame qui se noue… Le mot « meurtre » laisse planer un sentiment d’inéluctable qui nous étreint alors que nous écoutons Ben nous raconter à son tour son histoire, son être, son identité. Entre sa musique tonitruante et son langage en vers aux sonorités scandées avec force, c’est un monde poétique qui nous prend à la gorge alors que le suspense est toujours là et qu’on devine que l’histoire sera triste, très triste. Pourtant cette histoire nous semble vaguement familière car si proche d’une réalité que l’on côtoie sans trop y prêter attention. Le monde scolaire est là avec ses travers, sa cruauté prosaïque si éloignée des rêves épris d’amour de Ben, un Ben calibré dans ses chiffres, son ultime défense, pour affronter le quotidien. Ben se recroqueville sous son bureau, marche, danse, se débat, nous livre son discours et des parcelles de son âme sur une scène qui devient tour à tour sa chambre, la rue, la ville, le parc, une mansarde alors que sur l’écran surgissent parfois les autres pour parler de lui dans un tout autre langage. On ne peut que se raccrocher aux rimes internes de Ben et chercher à en percer les secrets, imaginer sa Barbie et miser sur son existence. Mais le suspense est toujours là alors que Ben n’est plus vraiment là.

    Le texte d’une puissance magistrale est servi par une mise en scène qui nous ballade entre le dehors et le dedans, le plateau et l’écran, les paroles et le silence, l’incompréhension et la révolte.

    Anne Casterman, traductrice et professeur de français, 30/5/2009

  • Merci à toi d’avoir réussi, tant par les mots que par le langage du corps, à nous faire rentrer, et avec tellement de justesse, dans un monde qui par essence même est fermé.

    Vincent

    PS : Tiens-moi au courant des suites de ce spectacle
    Vincent Rousseau, sculpteur, 25/5/2009

  • Chères amies et chers amis,

    Allez voir et soutenir ce spectacle au théâtre de Poche, nous en sommes sortis profondément émus.
    Tant le jeu de l’acteur que l’adaptation en français et la mise en scène sont formidables.
    En plus Roland Mahauden nous y invitait avec ces mots : Dans le contexte politique actuel le Théâtre de Poche est particulièrement heureux d’accueillir ce spectacle de l’auteur néerlandophone Nic Balthazar. Puisse cette humble passerelle artistique rassurer le public sur les liens d’estime et d’amitié existant entre nos deux communautés dans le monde culturel.
    Un spectacle à programmer peut-être dans vos communes ?

    Amicalement Lolita et Marc Abramowicz (14 nov.2010)
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    Chère Annik Notte,

    Je vous redis combien "Niets" m’a frappé et ébranlé. Une très cohérente mise en scène, serrée autour d’un texte percutant et poétique. Un superbe travail d’acteur, accordé à l’espace, à la langue, au rythme, à la puissante liaison entre réel et imaginaire. Merci de nous avoir invités à partager cette forte expérience.
    Félicitations à vous et à tous les artisans de ce bouleversant spectacle.
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    Jean Florence, psychanalyste, professeur Fac. Univ. St-Louis et UCL, anc. directeur du Centre d’Etudes Théâtrales LLN et professeur du cours de psychologie et théâtre. 24 novembre 2010

  • J'ai vu cette pièce avec l'école et.. J'en ai eu des frissons. Le talent d'acteur de ce gars, il est juste trop puissant! Il a un énorme talent! Et la pièce, en somme, est tout juste trop puissante, trop magique et tellement vrai.

    " Autisme, c'est ce qu'ils ont trouvé chez moi. Mais je ne suis paaaas une maladie, je suis un être! "

    28/02/2013 - Barbara H.

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